famille disloquée

Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 12:02
A propos des pansements pédopsychiatriques, notre fils aujourd'hui âgé de 10 ans, en a reçus pas mal jusqu'au moment où il a su manifester son désir d'arrêter n'en voyant pas la nécessité. De cette façon, nous, ses parents, avons pu avoir un "bilan"; avant nous n'avons jamais été informés malgré nos demandes, cela fait certainement partie du procédé thérapeutique. Bref il en est ressorti que notre fils fuyait ,au travers de sa console de jeu, la réalité. Pourquoi cette fuite ? Parce que la virtualité est plus confortable dixit le professionnel de santé psychologique. Autre question au sujet de la séparation : "Ne vous inquiétez pas Madame, votre fils a trouvé son équilibre car il voit que vous vous reconstruisez tous les deux chacun de votre côté, le diagnostic pour l'avenir est positif et les frictions entre vous et votre ex-conjoint justifient la séparation".
Bilan rassurant la maman, justifiant son choix de séparation, n'apportant aucune réponse concrète mais libérant momentanément notre fils de ces rendez-vous qu'il acceptait par docilité enfantine. Au fait, à l'origine c'est sa maman qui a voulu entamer cette thérapie parce que je n'allais pas bien; je ne vais pas mieux aujourd'hui dans le fond, je dissimule mieux ma souffrance c'est tout.
La semaine suivant ce bilan je retrouvais la garde de nos enfants et l'obligation d'assurer mon autorité parentale et je demandais à notre fils si sa maman lui avait fait part de ce bilan; apparement elle n'a pas jugé utile de le faire, donc en substance je lui ais relaté le plus objectivement possible ce rendez-vous/bilan et, aprés avoir écouté attentivement il m'a dit : "Mais papa je crois que je n'aime plus trop la réalité depuis votre divorce".
Par Jérôme - Publié dans : famille disloquée
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 15:43
Perdu dans la souffrance de la séparation je continue sans but. L'errance et la solitude sont mes seules vraies compagnes depuis ces 25 derniers mois. Le regret et la culpabilité me submergent toujours même si je m'accroche, je sombre doucement. Je peux voir mes enfants une semaine sur deux, c'est le grand privillège que m'a laissé leur maman mais attention, c'est faute de mieux. Le bonheur des enfants n'est qu'une justification de la séparation, l'argument incontestable, le socialement correct. Le sont-ils heureux de cette séparation ? Je ne le pense pas. Ils s'habituent comme des enfants qui obéissent à leurs parents, ils subissent, se plient, parfois résistent et dans ce cas il suffit de prendre des rendez vous chez le/la pédopsychiatre, psychomotricien(nne) et à force nos enfants obéissent, subissent et  se replient.
A huit ans et quatre ans et demi nous leur avons brutalement enseigné que l'amour est un accident.
Par Jérôme - Publié dans : famille disloquée
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